Madagascar : objectif 500 000 visiteurs d’ici cinq ans

Madagascar : objectif 500 000 visiteurs d’ici cinq ans

Venu spécialement rencontrer la délégation française lors du voyage de presse organisé par le TO Salaün Holidays à Madagascar, Joël Randriamandranto, ancien directeur de l’Office National du Tourisme de Madagascar entre 2010 et 2018 et désormais nouveau ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, a fait part de son optimisme et de sa détermination quant au développement touristique de l’île. Avec la ferme volonté de franchir le cap des 500 000 visiteurs d’ici cinq ans contre environ 300 000 actuellement.@

Venu spécialement rencontrer la délégation française lors du voyage de presse organisé par le TO Salaün Holidays à Madagascar, Joël Randriamandranto, ancien directeur de l’Office National du Tourisme de Madagascar entre 2010 et 2018 et désormais nouveau ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, a fait part de son optimisme et de sa détermination quant au développement touristique de l’île. Avec la ferme volonté de franchir le cap des 500 000 visiteurs d’ici cinq ans contre environ 300 000 actuellement.

« Si je suis là, c’est pour faire bouger les choses ». Joël Randriamandranto désigné ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie il y a un mois et demi, s’inscrit pleinement dans la volonté de son président Andry Rajoelina de vouloir « un changement de vision et prôner l’ouverture » en luttant « contre toute forme de corruption ».

Joël Randriamandranto entend « être exemplaire » et voir son action devenir efficace dans la durée. Il est vrai que cette dernière décennie a vu se succéder pas moins de 10 ministres du Tourisme. Une bien triste réalité alors que le pays qui jouit « d’une richesse extraordinaire » n’a jamais réussi à « décoller au-delà des 375 000 visiteurs internationaux ». La France reste bien entendu le premier marché émetteur avec presque la moitié des visiteurs.

S’appuyant sur l’exemple italien, 2ème marché émetteur avec 16% des visiteurs, qui développe et commercialise un hôtel-club dédié à sa clientèle, le ministre compte bien « diversifier l’offre touristique malgache ». Son plan tient en cinq grands points.

Le premier concerne donc la « création de six hôtels-clubs répartis sur l’ensemble de l’île ». « L’Italie a donné l’exemple. Cela doit nous permettre de nous ouvrir à de nouveaux marchés » explique le ministre qui espère notamment le retour du Club Med. Second point : l’hôtellerie de luxe. « Ces cinq prochaines années, nous voulons créer une douzaine d’hôtels de luxe avec des mauriciens qui peuvent très bien se positionner à Madagascar » assure encore Joël Randriamandranto.

Autre axe de développement, la rénovation et l’agrandissement de six aéroports afin qu’ils puissent « accueillir de gros porteurs ». « Les investisseurs sont également les bienvenus pour se positionner sur la partie ferries » ajoute l’ancien président de l’ONTM qui souhaite aussi « rendre navigable les fleuves toute l’année ».

Enfin le dernier point est lié au « développement de l’économie bleue ». « La mer n’est pas du tout exploitée. Il faut créer des ports de plaisance, et pourquoi pas une marina à Port dauphin dans le sud-est de l’île » affirme Joël Randriamandranto.

Les engagements, c’est bien beau, mais encore faut-il avoir les moyens de les honorer. Joël Randriamandranto a tout prévu, « des équipes constituées ont d’ores et déjà commencé à travailler ». Il détaille : « une équipe œuvre sur tous les sites où l’on peut investir, terrains, ports, aéroports… ; une autre développe le cadre réglementaire dans lequel les investisseurs vont pouvoir travailler ; une troisième équipe recherche précisément des investisseurs ». Le ministre compte beaucoup attirer les porteurs de projets financiers à l’occasion du Forum International des Investisseurs qui aura lieu à Antananarivo et Nosy Be du 6 au 8 décembre 2019. « C’est ouvert à tous les opérateurs » insiste bien Joël Randriamandranto.

Enfin l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) va voir son budget de promotion augmenter et « passer de 300 00 euros à 3 millions d’euros ». A noter que sur les 40% de Français qui viennent sur l’Île Rouge, 44% réservent via un voyagiste, le reste des visiteurs se débrouillant eux-mêmes.